Afrique: Mbour – Développement des sciences

 mathématiques – La trouvaille du continent pour

 son envol

Samba Niébé Ba

8 Septembre 2011

L’Afrique peut s’adosser sur les sciences notamment les mathématiques pour réduire le gap numérique et assurer son développement. Les experts l’ont fait savoir à Mbour lors de l’ouverture de l’Institut africain des sciences mathématiques – Sénégal (Iams – Sénégal).

Amadou Tidiane Ba le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a présidé hier, à Mbour, sur le site de l’Institut de recherches et de développement (Ird) la cérémonie d’ouverture de l’Institut africain des sciences mathématiques – Sénégal (Iams – Sénégal). Un groupe de sommités des sciences physiques et mathématiques de renommée mondiale ont aussi fait le déplacement dont le prix Nobel de physiques 1985 l’allemand Klaus Von Klitzing et des mathématiciens, le français Cédric Villani et le russe Maxim Kontsévitch.

L’Institut africain des sciences mathématiques est présenté comme un réseau panafricain de centres d’enseignement de recherches et de sensibilisation. Il vise selon ses concepteurs à identifier et à former les meilleurs étudiants africains pour les préparer à devenir des leaders du développement de l’Afrique dans des domaines académiques, sur la bonne gouvernance et l’industrie. Une forte présomption de les voir devenir des scientifiques de grande renommée internationale dans un contexte d’excellence figure parmi les attentes. Pour cela, il est prévu l’ouverture de plusieurs autres instituts et dans divers domaines.

Les étudiants au nombre de 35 viennent 14 pays africains et sont recrutés sur la base d’une sélection des meilleurs du continent noir. Ils bénéficient d’une prise en charge complète (bourse d’études). Ils vont travailler en interaction avec des tuteurs à temps plein et des professeurs venus du monde entier. Ils disposeront en permanence de l’internet.

Le professeur Mamadou Sangharé directeur de l’Iams a expliqué que le Sénégal dispose d’un quota d’étudiants et a insisté sur l’importance de l’application des maths

dans le développement et les progrès. Il leur a garanti un enseignement de qualité et espère voir des génies en math.

Son Excellence l’ambassadeur du Canada a mis en avant la volonté de valorisation des étudiants talentueux. Il considère que le niveau d’expertise scientifique est un indicateur du niveau de développement d’un pays.

L’établissement est le fruit d’une collaboration d’hommes de sciences et du réseau Aims-Next Einstein (Aims-Nei). Il est le deuxième du genre en Afrique après celui installé à Cape Town en Afrique du Sud en 2003. L’Etat du Sénégal a apporté une contribution de 800 000 euros et un terrain d’un ha pour la construction de l’institut, le centre de recherches pour le développement international 20 millions de dollars et l’Ird avec le site ont facilité les choses.

Les pays partenaires de l’Iams en Afrique sont le Bénin, Madagascar, le Soudan, l’Ouganda, le Gabon, le Cameroun, le Maroc, l’Algérie, le Congo, la République Démocratique du Congo, le Mozambique, le Rwanda, la Tanzanie, la Côte d’Ivoire, le Botswana, la Zambie, l’Egypte et le Malawi.

Sources Journal sénégalais, SUD Qotidien, Samba Niébé Ba.

Publicités